Annonces de la nouvelle ministre responsable de la Stratégie numérique

Lors du remaniement ministériel du 28 janvier dernier, un membre du conseil des ministres se voyait enfin attribuer la responsabilité spécifique d’agir pour que le Québec se dote d’une vraie stratégie numérique pour le Québec, Mme Dominique Anglade. Plus de trois ans après la sortie des Étonnés et vingt mois après la tenue du Forum des idées pour le Québec, le gouvernement semble prêt pour un vrai processus de cocréation en vue « de se doter d’une vision cohérente afin que le Québec évolue vers une société numérique ».

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 Auparavant, deux autres secteurs pouvaient aussi disposer d’un plan (culture et technologies de l’information) et un troisième (économie numérique) vient d’être annoncé. Cette approche « en silos » a été fortement critiquée par l’un des étonnés ce qui correspond à l’idée de d’autres observateurs comme le professeur Pierre Trudel… «  Les politiques numériques actuelles consistent à tenter de mettre un réseau dans un silo ! »

« On a fonctionné de la manière la plus antinumérique pour monter un plan d’action numérique », avançait Sylvain Carle sur le blogue Triplex de ICI Radio-Canada.

Il est heureux qu’on passe maintenant à autre chose de plus constructif et ouvert…

Avec les annonces récentes, il semble bien qu’une nouvelle ère s’annonce :

« Les citoyens, les entreprises et les organisations seront en mesure de participer aux consultations en soumettant des mémoires, des vidéos et des documents d’inspiration. Ils pourront également commenter les propositions, échanger et voter pour les orientations qui leur apparaissent les plus porteuses. Cette démarche de cocréation, qui se déroulera dès l’été 2016 et jusqu’au printemps 2017, permettra au gouvernement du Québec de demeurer à l’affût des tendances technologiques qui évoluent rapidement. Cette démarche d’élaboration de la stratégie et les suivis qui en découleront lui offriront la flexibilité nécessaire afin de mettre à jour les orientations et d’ajuster les objectifs stratégiques du Québec. »

Cette vidéo donne un aperçu de certaines fonctionnalités de la plateforme qui sera mise en ligne bientôt…

La suite des évènements est prometteuse. La participation du plus grand nombre sera cependant requise. À nous de continuer à porter le flambeau pour rassembler le plus de citoyens possible dans la coconstruction de notre futur à l’ère du numérique !

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Michel Cartier et Monique Savoie à La Sphère

Les membres des étonnés sont souvent présents dans les médias et on ne fait pas assez souvent état ici de ces passages où il est question des enjeux du numérique au Québec. On fait exception aujourd’hui avec la mention de deux entrevues à la même émission…

Il s’agit de Michel Cartier et de Monique Savoie invités à La Sphère animée par Matthieu Dugal de Radio-Canada.

À écouter de nouveau… « Internet, une vieille histoire » !

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Prochaine étape : les Assises nationales du numérique

La démarche du groupe des étonnés se poursuit, en quelque sorte, par le biais de l’Institut de gouvernance numérique qui a pris la relève, en ajoutant plusieurs autres contributeurs.

Officiellement lancée le 17 juin 2013, les Assises nationales du numérique prennent doucement forme.

« Cette démarche de réflexion et de consultation aboutira à l’élaboration d’un plan numérique pour le Québec, construit avec la participation des principaux acteurs de la société Québécoise. Pour les organisateurs, le gouvernement est une partie prenante importante. L’État doit prendre acte que les valeurs d’ouverture, de participation et de collaboration d’une démocratie ouverte sont la seule issue possible pour une redéfinition de son rôle comme fiduciaire du patrimoine informationnel des Québécois. Ce changement de rôle doit se traduire concrètement dans sa façon d’intervenir. C’est aussi une des raisons qui nous porte à croire que la construction d’un plan numérique ne revient pas au seul gouvernement. »

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Le numérique

Ce rapport d’étonnement n’est pas un plan numérique.

C’est un recueil d’idées et de propositions pour amorcer la discussion collective le plus rapidement possible. Elles sont issues d’une série de rencontres d’un premier groupe d’étonnés, tous convaincus qu’ils sont loin d’être seuls à s’étonner devant le peu d’envergure et de prévoyance de nos élus face aux mutations numériques en cours. 

Un plan numérique doit améliorer le mieux-être des citoyens ; il agit sur les fondements même de notre nouvelle société qui émerge.

La connectivité numérique est le vecteur qui modifie autant les structures économiques que culturelles ; c’est un espace qui nous force à inventer une nouvelle façon de vivre ensemble.

Le numérique c’est :

  • Culturellement : un lien électronique entre le tiers des sept milliards d’êtres humains vivants sur notre planète, dont la moitié ont moins de 25 ans.
  • Économiquement : une réorganisation des activités autour de l’économie immatérielle ; c’est d’ailleurs le seul secteur de croissance en progression actuellement.
  • Politiquement : c’est une place publique que les citoyens commencent à investir pour accepter ou refuser les modèles ou les projets proposés par leurs gouvernants.

Le numérique nous condamne à devenir plus inventif et plus intelligent.

Brancher le Québec sur quoi, pour qui et à quelle fin ?

Le budget annuel estimé pour le numérique au Gouvernement du Québec se situe entre 8 et 10 milliards.

Le volume d’affaires annuel de l’industrie numérique au Québec est de près de 25 milliards (Affaires Extérieures Canada).

Elle compte plus de 8 000 entreprises qui génèrent plus de 150 000 emplois (ISQ).

Sphères d’action :

  • Soutien à la gouvernance : le numérique permettant à la fois une production et une diffusion des informations gouvernementales.
  • Soutien à l’économie : le numérique permettant une plus grande présence québécoise sur le Web.
  • Soutien aux citoyens : le numérique permettant une meilleure participation à la société.
  • Soutien aux infrastructures : le numérique permettant de développer une multi plateforme de nouvelle génération permettant de réduire la fracture numérique.

En plus des quatre sphères le plan numérique englobe aussi
une action ciblée sur :

  • Soutien au DPI : le plan numérique adaptant l’appareil de l’État aux nouvelles tendances technologiques et sociétales émergentes.
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Citoyens

Bâtir une société de l’information centrée sur le citoyen

Industrie québécoise :
20,000 emplois estimés
Réseaux sociaux, niches spécialisées, médias de masse.
Groupes d’intérêts, SMS, courriel, Clavardage,
CRM, Wikis, blogues, espaces de connectivité (maison, bureau,
salle de classe et auto).

  • Développer une citoyenneté numérique en encourageant les prises de parole citoyennes, non seulement individuelles mais aussi collectives, en partenariat avec les groupes de citoyens. Pour ce faire, soutenir et créer des lieux d’accès à partir du réseau public (bibliothèques, écoles, centres d’accès communautaires à Internet, etc.).
  • Éduquer et former les individus et les collectivités afin de permettre une utilisation de manière autonome et critique des TIC pour répondre à leurs besoins, aspirations et créativité dès le plus jeune âge.
  • Développer les capacités des individus et groupes à participer aux décisions (ainsi qu’à leur mise en œuvre) sur les questions informationnelles, infrastructurelles et logicielles qui donnent une forme à la vie des collectivités et environnements,  du local au mondial.
  • Renforcer le français à l’aide du numérique comme langue commune de communication entre citoyens conjugué à la nécessité des renforcements des langues maternelles et secondes.
  • Intégrer l’école en contexte numérique comme réalité du monde qui l’entoure.
  • Définir les méthodes de conservation du patrimoine numérique de chaque québécois, incluant le testament numérique.
  • Créer des laboratoires d’innovation ouverte (Open Living Lab – laboratoire vivant ouvert, fab labs) en phase avec nos besoins comme société.
  • Encourager les services non monétarisés et l’expérimentation des monnaies alternatives (dons, trocs, etc.).
  • Encourager l’alphabétisation numérique chez le grand public à partir des groupes d’intérêts locaux : l’école et les milieux communautaires devenant les premiers lieux d’acquisition des TIC.
  • Accentuer l’axe coopératif.
  • Surveiller les rébellions numériques à venir.
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Gouvernance

Une démocratie plus ouverte et participative
L’État du Québec…


C’est 23 ministères, 15 Instituts et musées.
C’est 42 Sociétés et régies.
C’est 9 tribunaux et cours.
C’est aussi 102 Commissions, secrétariats, agences
et une Assemblée nationale.
Il faut mieux aider le citoyen confronté à ces 23 silos,
notamment dans les services publics.
  • Offrir aux employés de l’État d’acquérir de nouvelles attitudes vis-à-vis la nouvelle culture organisationnelle des réseaux.
  • Valoriser davantage le patrimoine informationnel collectif des québécois afin de co-créer les nouveaux services publics.
  • Passer d’une culture où les données publiques sont« secrètes par défaut / ouvertes par nécessité » à une autre où elles seraient « ouvertes par défaut / secrètes par nécessité ».
  • Organiser des États généraux du numérique axés sur les besoins ou les attentes de la population et de l’ensemble des secteurs d’activités.
  • Favoriser l’élaboration de guides et politiques qui visent à mieux expliciter la confrontation du numérique au droit, que ce soit en terme de protection des renseignements personnels, de droit d’auteur ou de diffamation.
  • Assurer l’accessibilité des services gouvernementaux aux populations, immigrantes, analphabètes et handicapées. Donner à l’accessibilité régionale une importance stratégique.
  • Numériser l’ensemble des contenus des musées et des sites historiques et les rendre accessibles en données ouvertes et en réalité augmentée.
  • Adapter les services gouvernementaux aux jeunes générations et au mobile.
  • Offrir plus de capacitation (empowerment) aux citoyens en faisant de la participation la clé pour éviter l’exclusion, les inégalités et les injustices dans l’informatisation de notre société.
  • Augmenter le potentiel démocratique des initiatives comme celle de la démocratie en ligne et agir pour que chaque citoyen ou chaque groupe puisse comprendre les enjeux, intervenir et participer à l’implantation, à la critique ou au refus de ces initiatives.
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Économie

Une présence québécoise accrue sur le web

 


Le Québec
à un PIB de 399 milliards $
(188 milliards pour les services) (ISQ).
Il est en 27’ position mondiale pour
le PIB par habitant (49’ PIB total).
Au 94’ rang mondial au chapitre de la population.
Sa compétitivité mondiale est au 15’ rang (10’ pour le Canada, 5’ rang il y 20 ans (OCDE).
  • Assurer la prospérité fondée sur la création de valeur par le partage, autant en région rurale et éloignée que dans les régions urbaines.
  • Identifier clairement les problématiques et défis sociaux-économiques et débattre sur les meilleures solutions pour leur faire face.
  • Tenir compte de l’émergence des audiences profilées qui vont se développer via les niches utilisant le narrowcasting.
  • Encourager la mutualisation des connaissances.
  • Encourager la géolocalisation (donc la comparaison locale de l’offre) qui rend les marchés plus fluides et développer une économie de l’immatériel en privilégiant les services géolocalisés.
  • Contrer la rapide désuétude des interfaces et des plateformes.
  • Encourager les transferts technologiques par des rencontres : congrès, hackathon, concours de créativité, etc.
  • Assurer la protection, la pérennité, l’ouverture et la sécurité des données ; développer une plus grande cybersécurité.
  • Accélérer la transition vers un économie numérique qui se développera à partir des nouveaux espaces de connectivité et de proximité comme la maison, le bureau, l’automobile et la salle de classe). Revenir de Wall Street vers Main Street. Amorcer une forme de réindustrialisation ?
  • Favoriser l’apparition de pôles de développement d’entreprises numériques (technopoles) autour de l’aménagement d’entrepôts de données.
  • Favoriser l’incubation de nouvelles entreprises technologiques et encourager l’investissement en capital de risque
  • Préparer l’après pétrole, c’est-à-dire le Québec vert : TIC + écologie + empreinte carbone.
  • Favoriser l’économie sociale en développant les activités communautaires, en soutenant les initiatives de Fab labs comme lieux de création, de prototypage, de solutions et d’innovation.
  • Favoriser les nouvelles sources de droit ascendant (CC).
  • Subventionner les organismes ou entreprises qui font rayonner le Québec à l’étranger et favoriser l’organisation de missions numériques.
  • Développer une compréhension et soutenir une économie des communs, une économie ouverte.
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Infrastructures

Réduire la fracture numérique

Budget annuel du gouvernement du Québec estimé à 6 milliards$
dont 1 milliard$ en R&D.
Industrie québécoise : 120,000 emplois estimés
Équipements : informatique, services et logiciels.
Optique, laser, multimédia et son.
Systèmes de sécurité, etc.
Réseaux : Téléphonie résidentielle et mobile. Télévision et câblo.
Domotique, GPS et RFID. Satellite, Cloud, etc.

  • Le droit à l’accès doit être posé en tant que droit fondamental dans la foulée des droits humains tels le droit à la communication, le droit à l’éducation.
  • Harmoniser tous les réseaux existants, donc une interopérabilité entre la GRICS du primaire/secondaire, les CEGEP, les salles de concert, etc., afin de faciliter les échanges entre les régions.
  • Favoriser le haut débit et installer le Wifi partout dans les espaces publics des grands centres ; utiliser notamment les bureaux gouvernementaux comme backbone.
  • Développer des interfaces multilingues, donc relancer les industries de la langue, ancien fleuron québécois.
  • Offrir plus de mobilité, de variété et d’accessibilité.
  • Répondre aux défis du Big data.
  • Ajouter aux logiques d’innovation intégrée et verticale des processus horizontaux et distribués, particulièrement en milieu urbain.
  • Offrir des programmes de formation et de R&D universitaires afin de faciliter l’adaptation des entreprises à l’émergence des nouvelles plateformes technologiques.
  • Offrir des programmes de R&D en lien avec les living labs citoyens. Ces lieux d’accès Internet ouvert aux citoyens sont des espaces d’émergence, d’incubation, d’intermédiation et de recherche. Ils peuvent contribuer à gérer ainsi les projets informatiques publics en mode collaboratif en s’assurant que l’usager est partie prenante à toutes les étapes.
  • Préparer l’arrivée du Cloud et de l’Internet 3, celui des objets « intelligents » (smarts).
  • Favoriser l’Open source qui permet l’utilisation de nouvelles méthodes collaboratives (gains socio-économiques).
  • Faciliter les démarches administratives gouvernementales pour les entreprises industrielles.
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L’écosystème québécois du numérique

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Les étonnements

  • Si le Québec accuse un certain retard face à d’autres pays industrialisés dans ce domaine, il compte heureusement des forces remarquables et un grand potentiel. Le principal problème nous a semblé en être un de coordination, d’information et de mobilisation. (Rapport Berlinguet sur l’inforoute Québec, 1995).
  • Aux États-Unis, les TIC furent responsables de 60 % du renouveau de productivité industrielle lors du bond de 1995 à 2002. (Rapport Information Technology and Innovation Foundation).
  • Dans le secteur des TIC les salaires sont de 84 % plus élevés que pour les emplois traditionnels. (Rapport Information Technology and Innovation Foundation).
  • L’utilisation des TIC en Chine fut responsable de 30 % d’augmentation de la productivité et de 21 % du PIB. (Rapport Information Technology and Innovation Foundation).
  • La langue des utilisateurs : l’Anglais 27 %, le Chinois Mandarin 23 %, l’Espagnol 8 %, le Japonais 5 %, le Portugais 4 %, l’Allemand 4 % et le Français 3 %. La langue des contenus sur le Web : l’Anglais 57 %, l’Allemand 7 %, le Russe 5 %, le Japonais 5 %, l’Espagnol 5 %, le Chinois Mandarin 5 % et le Français 4 % (Wikipédia).
  • La pénétration d’Internet en Amérique du Nord est de 78 % (273 millions d’Internautes), en Europe de 63 % (518 millions). Elle n’est que de 27 % en Asie mais déjà 1 milliard d’asiatiques utilisent Internet. (World Internet Stats).
  • Google offre un espace mémoire pour les 425 millions d’utilisateurs de Gmail ; à chaque jour, il indexe 20 milliards de pages Web et répond à 3 milliards de recherches. Il y a 2 milliards de vidéo-clips qui sont visionnés à chaque jour sur YouTube. (Wired)
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