L’État providence… imaginé par ses citoyens

Tout le monde connaît l’adage «Donnez un poisson à un homme et il mangera un jour; apprenez-lui à pêcher et il mangera toute sa vie». Et bien moi je dis «Donnez-lui un vote aux 4 ans et il collaborera à la société un jour; donnez-lui un accès haute vitesse et des données, il collaborera à la société toute sa vie».

En ce XXIe siècle, ne nous demandons plus ce que l’État peut faire pour nous mais bien ce que l’on peut faire pour l’État. Nous dénonçons la corruption, le secret, la manigance, l’obscurantisme, l’oligarchie… et nous avons raison. Nous prônons tous l’égalité, la vérité, les bonnes pratiques, la transparence et la collaboration. Croyons-y! Le citoyen a une chance unique, via la révolution numérique, de collaborer à sa société comme il ne l’a jamais fait dans l’histoire de l’homme moderne. Et les exemples se multiplient, sur cette planète fragilisée par le manque de vision et d’innovation des infrastructures actuelles toujours menées par l’oligarchie et les méga-puissances, souvent axées sur la brique et le béton, les énergies fossiles et le pouvoir. L’avoir au lieu du savoir.

La démocratisation de l’informatique des années 2000 a mené à la révolution du logiciel libre, une toute nouvelle façon économique et plus rapide de développer nos infrastructures informatiques. Et bien la démocratisation de l’information mène à la révolution de la co-création citoyenne, favorisant la participation sociale tout azimut. Elle permet aux différents groupes d’intérêts et communautés de s’émanciper et de se prendre en main.

Citons par exemple cette école du village de Lac-Édouard au Québec, qui depuis la fermeture de son école en 2003 par le Ministère, a su reconstruire son autonomie en rouvrant les classes. C’est par la générosité et l’engagement de ces citoyens, et par l’utilisation innovante du numérique (antenne satellite pour l’accès Internet, l’utilisation d’iPad pour chacun des élèves et l’élaboration de nouvelles approches pédagogiques) que les étudiants, sans avoir à se déplacer à La Tuque, on réussi où nul autre structure conventionnelle ne pouvait les aider.

Le numérique, par le logiciel libre, la mobilité, le télétravail et un véritable accès à l’information, vient contrer, entre autres, la croissance des coûts de gestion de l’État, l’absentéisme au travail, la pollution due aux déplacements et la désinformation globale. Elle donne enfin une chance à chacun des citoyens de se responsabiliser. Ce qu’il a toujours désiré au plus profond de lui même.

Michel Chioini

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